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UMR 5600 EVS

 
Participent à ce laboratoire : Laurence ROCHER, Eric VERDEIL

Le laboratoire « Environnement, Ville, Société » traite des modalités par lesquelles les sociétés contemporaines, fortement urbanisées constituent, instituent et utilisent leurs environnements.
L’activité anthropique, plurielle dans le temps et dans l’espace, est à l’origine d’une pluralité d’environnements observable sur les plans synchronique et diachronique comme histoire des transformations (praxis) du monde donné et comme simultanéité des actions et des activités sociales transformant le monde. L’urbanisation est observée au sens le plus large comme processus d’anthropisation caractéristique des sociétés contemporaines.

C’est dans cette perspective que convergent les sept composantes qui fédèrent l’UMR 5600 « Environnement Ville Société ». Elles apportent au sein du laboratoire une diversité épistémologique et heuristique qui, centrée sur les « sciences des territoires et de l’environnement », couvre l’essentiel du spectre disciplinaire regroupé sous l’intitulé « Sciences de l’Homme et de la Société » et constitue l’un des points forts du contrat quinquennal de recherche 2011-2015. De plus deux des composantes d’EVS apportent des compétences scientifiques en ingénierie urbaine et architecturale (génie civil, urbanisme, architecture). Ainsi, EVS peut prétendre à une approche multidisciplinaire des phénomènes environnementaux, entendu au sens le plus large, de « morphologie sociale ».

Les modalités par lesquelles les sociétés contemporaines fortement urbanisées façonnent leurs environnements sont traitées à partir de trois thèmes fédérateurs qui forment les linéaments du programme de recherche quinquennal 2011-2015 :
  • nature et société : la constitution des environnements ;
  • actions, régulations et organisations : la construction des environnements ;
  • techniques et convivialité : la fabrication des environnements.

Ces trois thèmes sont issus des réflexions conduites au cours du précédent quadriennal autour du recentrage de la problématique rassemblant les 7 composante de l’UMR 5600 autour des interactions entre « Environnement », « Ville », « Société ». Les travaux conduits au sein de ces trois thèmes privilégient trois approches :
  • épistémologie et heuristique ;
  • espaces, temps et systèmes ;
  • techniques et ingénieries.

Ces trois approches ont pour objectif

  • de stimuler les réflexions épistémologiques au sein de l’UMR 5600 et d’interroger l’heuristique des travaux qui y sont conduits ;
  • d’interroger les effets de seuil et d’échelle dans la formation des environnements, à la fois sur le plan spatial et sur le plan temporel ;
  • de favoriser la réflexion sur la technique comme fait central dans la constitution des environnements et consubstantiel à toute praxis, notamment dans les phases les plus récentes avec une tendance générale à l’urbanisation des sociétés contemporaines.

Thème Actions, régulations, organisations : la construction des environnements

Les enseignants-chercheurs et chercheurs de l’IUL participent plus précisément au thème Actions, régulations, organisations qui interroge les actions, les processus d’organisation et de régulation au service de la construction des environnements. Ces derniers sont entendus ici comme espace habité, aménagé, approprié par une / des organisations politiques et sociales, autrement dit, il sera question de territoires. Il s’agit à la fois de comprendre comme des acteurs organisent, régulent, gouvernent leur environnement territorial (ce qui relève des champs de l’urbanisme, de l’aménagement, du développement local, des politiques territoriales) et comment à l’inverse des dynamiques spatiales dont certaines ont été modélisées par les sciences de l’espace incitent les individus ou organisations à reconsidérer leurs stratégies et moyens d’action sur le territoire (ce à quoi invite une démarche en termes de système territorial, analyse spatiale). Le territoire dans cette optique est vu à travers les processus socio-économiques, politiques, anthropologiques, symboliques, de territorialisation induits ou produits par les acteurs.
À travers des mécanismes d’identification, d’appropriation, de délimitation, de contrôle politique ou socio-économique, l’action collective structure l’espace à différentes échelles et fait naître du « territoire ». Ainsi, celui-ci n’est pas traité comme une catégorie a priori, mais comme un construit, étroitement relié aux effets de contextes sociaux, culturels, historiques et géopolitiques. Une large réflexion théorique invite à examiner des territoires différents par leurs formes (zonaux mais aussi réticulaires, circulatoires, etc.), par leurs échelles (du continent à la surface d’un espace public) et par leurs statuts juridiques (de l’informel à l’institutionnel). Les acteurs eux-mêmes sont considérés dans toute leur diversité de niveaux, de natures, de légitimité et de visibilité institutionnelle.
Le programme de ce thème de recherche s’appuie sur une palette d’équipes de recherches installées sur plusieurs sites de l’UMR. Il se décline en cinq actions de recherches, et est porté par des programmes, des thèses, des publications, et un séminaire, dont rend compte le blog ACREOR.

mise à jour le 19 décembre 2016


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